La curiosité est un vilain défaut !

Depuis mon enfance, j’ai toujours été très curieuse. Curieuse de comprendre les choses qui m’entourent, d’en découvrir plus sur le monde, sur les autres…

 

Aujourd’hui, je considère la curiosité comme une de mes valeurs fondamentales (vous l’avez peut-être vu ici), et je l’annonce fièrement. J’ai tendance à bien m’entendre avec les gens qui sont aussi curieux que moi et à rechercher leur compagnie. J’ai d’ailleurs capitalisé sur cette valeur pour développer ma pratique du coaching, et elle me permet de m’épanouir pleinement dans mon métier. Je m’en sers pour établir des relations pleines de sens.

 

En bref, c’est vraiment un trait de caractère que j’adore chez moi (vous trouvez ça bizarre de dire qu’on aime quelque chose chez soi ? Je vous recommande de visionner ma vidéo sur la bienveillance & le discours intérieur !).

 

Pourtant, cela n’a pas toujours été le cas. Pourquoi ? Car « la curiosité est un vilain défaut », n’est-ce pas ?

 

Cette phrase, je l’ai entendue dès mon plus jeune âge. C’est souvent ce qui arrive aux enfants qui posent beaucoup de questions, surtout quand celles-ci n’arrangent pas vraiment les adultes, qu’ils soient des parents, des professeurs, des amis de la famille…

 

Trop compliqué à expliquer, pas assez de temps pour transmettre, agacement qui monte, monte quand un enfant vous demande 50 fois « mais pourquoi… ? » … Les raisons sont multiples, mais finissent toutes par conduire au même résultat : inculquer à l’enfant que sa curiosité dérange, qu’elle est intrusive.

 

Au-delà de cet agacement, de ce manque de temps, ce jugement péremptoire est à mon sens également partiellement dû à la façon dont les adultes communiquent et s’analysent les uns les autres. L’innocence de l’enfance est remplacée (en partie elle aussi) chez l’adulte par les jugements et la peur d’être jugés. C’est ici qu’entrent en jeu les insécurités, les biais sociétaux et éducationnels…

 

Il existe effectivement une forme de curiosité, que je qualifierai d’ailleurs plutôt d’ « indiscrétion », qui n’est pas motivée par une envie d’apprendre et de découvrir, mais plutôt par une envie de savoir et de s’immiscer, de comparer et de jauger.

 

Et j’ai fini par croire que cette dernière était la seule dont j’étais capable, ce qui me faisait culpabiliser et penser que j’étais une « mauvaise personne ».

 

La curiosité que je chéris et cultive, c’est celle qui s’exprime de manière désintéressée, qui prend tout son sens lorsqu’elle est empreinte d’innocence. Que j’ai réussi à retrouver grâce à du travail et à des remises en question.

 

L’une des bases que je me suis fixé dans mon métier de coach, concernant la relation que j’établis avec mes client.e.s, se résume ainsi : « je ne sais rien sur toi, je n’attends rien de toi, je ne veux rien pour toi ». Entamer la relation sans a priori, en n’ayant pas d’attentes et en ne projetant pas nos propres envies sur l’autre sont des clés précieuses pour une relation fructueuse et pleine de sens. Cela vaut pour tous les types de relations.

Cela vaut pour tous les types de relation, car c’est ce qui laisse à l’autre la place d’être pleinement lui-même.

Et si le premier pas pour retrouver du sens dans nos quotidiens était simplement de réapprendre à cultiver notre curiosité ?

Vous ne savez pas par où commencer et aimeriez être accompagnés ? Contactez-moi pour votre séance découverte offerte.

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